_____________________________________________________________________________________________ -----------------------------------------------------------------

jeudi 15 avril 2010

Masters Monte Carlo - Tsonga, beau perdant


Malgré une belle résistance face à l'ex-N.1 mondial, Jo-Wilfried Tsonga n'a pas passé Juan Carlos Ferrero en huitième de finale du Masters de Monte-Carlo (6-1, 3-6, 7-5). L'Espagnol, la référence sur terre battue cette saison, affrontera en quart un autre spécialiste sur le retour : Rafael Nadal.

MASTERS 1000 MONTE-CARLO

Juan Carlos Ferrero (ESP/N.9) bat Jo-Wilfried Tsonga (FRA/N.9) 6-1, 3-6, 7-5. Prochain adversaire: Nadal

Rafael Nadal (ESP/N.2) bat Michael Berrer (ALL) 6-0, 6-1

Jo-Wilfried Tsonga peut être fier de lui. D'accord, il n'a pas gagné cette rencontre comme vous avez pu le remarquer. Mais face à ce Ferrero-là, peu de joueurs auraient fait le poids comme le Manceau l'a fait ce jeudi sur le court central de Monte-Carlo. Pour son deuxième match sur terre battue de la saison, le 10e mondial a réussi à faire jeu égal avec l'Espagnol, mais regrettera peut-être de l'avoir fait trop tard, après 30 minutes de match suite à la perte de la première manche (1-6). Une satisfaction quand on sait que Juan Carlos Ferrero est celui qui a remporté deux trophées à Monte-Carlo (en 2002 et 2003) et deux titres cette saison sur terre à Bueno Aires et Costa do Sauipe. Avec 17 matches remportés pour un seul perdu (en finale du tournoi d'Acapulco face à David Ferrer), l'ancien N.1 mondial est en train de devenir la référence sur la surface ocre cette saison. N'en déplaise à Rafael Nadal, quintuple tenant du titre monégasque qu'il rencontrera au prochain tour.

Pour jouer ce choc de spécialistes en quart de finale, Ferrero a fait preuve d'un grand sang-froid. Déjà en défense, où l'Espagnol a couru le plus souvent le long de sa ligne de fond de court plus que vers le filet. Ensuite au service, où l'actuel 16e mondial a été un métronome avec 76% de premières balles dans sa raquette et seulement deux balles de break concédées. En face, Tsonga a dû en défendre 11, pour en perdre 4. Si ses coups, "punchy" à souhait, ont trouvé grâce un certain nombre de fois, le Français s'est montré friable sur ses mises en jeu (60% de premières balles et 5 doubles fautes) et à la volée, commettant également 43 fautes directes contre 12 pour son adversaire. Beaucoup trop pour espérer dompter le joueur de 30 ans qui a repris goût au tennis cette saison et qui avait été dominé lors de ses deux premières confrontations avec le Français, dont la dernière à Miami il y a quelques semaines (6-2, 6-2). C'était sur surface dure, une toute autre histoire.

Le Manceau, qui participait pour la première fois au tournoi monégasque, s'est pourtant longtemps accroché, défendant une première balle de match à 5-4 au troisième set, avant de s'avouer vaincu face à l'ancien vainqueur de Roland-Garros (2003). La victoire de Ferrero scelle le triomphe du tennis espagnol qui a annexé le Rocher cette année avec cinq représentants en quarts de finale, un record dans l'histoire du tournoi qui n'en avait vu que trois au maximum jusqu'à maintenant. On retrouvera vendredi, outre Rafael Nadal, ses compatriotes Fernando Verdasco, Albert Montanes, David Ferrer et Juan Carlos Ferrero. A côté de cela, c'est la troisième année de suite qu'il n'y aura aucun Français à ce stade de la compétition. Le dernier était Richard Gasquet qui, en 2007, avait été battu par... Ferrero. Cédric Pioline, sacré en 2000, restera encore le seul vainqueur français à Monte Carlo.