
A J-27 de la Coupe du monde, la France se pose toujours beaucoup de questions sur sa charnière centrale en défense. Dans notre Journal du Mondial, Jacques Santini compare Gallas aux cas Desaillay en 2004 et Vieira en 2008. En Allemagne, on se focalise sur Stuttgart. Aux Etats-Unis, Donovan rêve.
GALLAS INQUIETE SANTINI
En matière de cadre trentenaire diminué par les blessures, l'équipe de France a beaucoup donné ces derniers temps dans les grandes phases finales. C'est ce que rappelle Jacques Santini, sélectionneur entre 2002 et 2004, dans la dernière parution de France Football. Interrogé sur le cas de William Gallas, 33 ans, double claquage au mollet en 2010 et incertain pour l'Afrique du Sud, il n'hésite pas à dresser des comparaisons, et son coeur balance entre les précédents de Marcel Desailly à l'Euro 2004 et de Patrick Vieira à l'Euro 2008. "La différence, c'est que Marcel avait rejoué avant l'Euro, et on savait donc qu'il pourrait tenir un match [...] A la réflexion, le cas Gallas me semble plus proche de celui de Vieira en 2008", souligne le technicien. Dans les deux cas, cela n'avait pas été une franche réussite. Vieira n'avait pas pu jouer un seul match. Desailly, loin de son niveau, était devenu remplaçant et avait coûté un but contre la Croatie (2-2) lors du seul match qu'il avait débuté au Portugal.
LÖW : LE PROBLEME DE BADEN WÜTTEMBERG
Si, à un moment, Raymond Domenech a été soupçonné de favoritisme pro-Lyonnais, un procès qui n'est plus d'actualité, Joakim Löw n'en a pas fini avec ce que l'Allemagne appelle "le problème de Baden Württemberg". Natif de Schönau, dans la forêt noire, le sélectionneur allemand semble avoir fait de l'Etat de Baden Württemberg, de façon irrationnelle aux yeux de certains suiveurs, un vivier d'internationaux. Stuttgart est la capitale de ce territoire. Et le VfB fournit quatre joueurs à sa pré-liste après une saison moyenne qui l'a vu flirter avec la zone rouge. Christian Träsch, Serdar Tasci (VfB Stuttgart) ou Andreas Beck (1899 Hoffenheim) en sélection, voilà qui n'en finit pas d'étonner en Allemagne. Mais Löw a aussi ses défenseurs, qui soulignent une chose toute simple : le Bayern Munich, auteur d'une saison exceptionnelle, écrase la concurrence avec sept nommés.
DONOVAN NE S'INTERDIT RIEN
Landon Donovan, la vedette des Etats-Unis, ne doute de rien à moins d'un mois de l'ouverture de la Coupe du monde. Seule équipe de la planète à avoir battu l'Espagne, il y a un peu moins d'un an, en demi-finale de la Coupe des confédérations, le sélection américaine a appris à cette occasion que rien ne pouvait lui résister si elle était au top, notamment physiquement. "Nous avons réalisé qu'en pratiquant notre meilleur football, nous pouvions rivaliser avec les plus grandes équipes du monde, et même les battre, explique l'Américain sur le site officiel de la FIFA. Ça ressemble à une formule bateau mais en même temps, je ne crois pas que beaucoup d'équipes puissent dire la même chose." Seul le Brésil avait stoppé les USA il y a un an. L'Angleterre, premier adversaire des Etats-Unis, peut y voir une forme d'avertissement. Quart de finaliste en 2002, les Américains d'aujourd'hui, aux yeux de Donovan, un potentiel inférieur à la génération qui était en Asie. "Il est toujours délicat de faire ce genre de comparaisons. Ce que je peux dire en revanche, c'est que cette équipe a la capacité de réussir quelque chose de spécial." Les absences d'Onyewu (possible) et de Davies (certaines) sont les seules inquiétudes de l'ex-joueur d'Everton.
